Archives du blog

mardi 4 janvier 2022

7. Psychologie évolutive

Confer, Jaime C., Judith A. Easton, Diana S. Fleischman, Cari D. Goetz, David M. G. Lewis, Carin Perilloux, and David M. Buss (2010) Evolutionary Psychology Controversies, Questions, Prospects, and Limitations American Psychologist 65 (2): 110–126

Jolivet, P. (2007). Le principe de Baldwin ou l’effet Baldwin en biologie: une bonne explication ou une échappatoire des darwinistesL’Entomologiste63(6), 309-3.

Les fondements de l’évolution biologique en bref

2021 Vidéo du cours  -- 24 mars 2021




60 commentaires:

  1. IMPORTANT :

    (1) Faites vos lectures et vos ciélos tôt dans la semaine avant le cours pour que j’aie le temps d'y répliquer

    (2) Lisez toujours les ciélos précédentes, et surtout mes répliques aux autres, avant d’afficher vos ciélos.

    (3) Revenez toujours à vos ciélos 1-2 jours après pour voir ma réplique, qui pourrait poser davantage de questions auxquelles répondre.

    RépondreSupprimer
  2. Ma première ciélo porte sur une notion vue au dernier cours qui m’a laissée un peu perplexe. La notion en question était la suivante : la cognition n’est pas uniquement de la catégorisation. On avait soutenu cette idée en soulevant les actions ou les habiletés qui sont continues telles le tennis et la natation en admettant que c’est plus efficace d’apprendre ces sports par l’intermédiaire des neurones miroirs, donc par l’imitation que par la catégorisation.

    Je comprends qu’un des attributs de la catégorisation, c’est le fait d’être membre ou non-membre d’une catégorie et que ce que l’on définit comme « continu » c’est « le degré d’appartenance correspond à un certain point le long d’un continuum » (Harnad, 2003).

    Est-ce qu’on peut attester que tout ce qui est appris à l’aide des neurones miroirs est continu et ensuite peut laisser place à la catégorisation? Prenons le tennis; au départ, l’apprentissage des différentes frappes est fait par imitation et mènerait à la catégorisation lorsqu’on commencerait à « faire la correcte chose avec la correcte bonne sorte de chose ». Donc, lors des compétitions, le fait de choisir une frappe plutôt qu’une autre (= membre ou non membre) selon son effet escompté ou selon le jeu de l’adversaire s’avèrerait de la catégorisation?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Jade-Émilie, les catégories sont les sortes de choses. Un indice du fait qu’il s’agit d’une catégorie, c’est qu’on peut identifier et dénommer la sorte de chose en question et ensuite mettre son nom dans un dictionnaire. Parmi tous les coups de tennis, il y les coups « droits » et les coups « revers ». Ce sont en effet deux catégories. Mais chacun des angles d'où peut arriver une balle de tennis, ou chacun des angles sous lesquels elle peut être frappée, ne constituent pas chacune une catégorie qu'on pourrait nommer et mettre dans un dictionnaire (sauf si l'on se sert d'un instrument de mesure et de chiffres). Et comme ça on pourrait aussi étiqueter chaque instant de l'expérience de Funes le Mémorieux. Tout ça ne constitue toujours pas des catégories, mais des instants individus et uniques.

      La catégorisation nécessite un ensemble (potentiellement infini) de choses qui peuvent différer en beaucoup de attributs, mais certains de ces attributs distinctifs sont présents uniquement chez les membres et absents chez les non-membres. Comme ça nos cerveaux peuvent apprendre à détecter et à abstraire les attributs distinctifs des membres, puis, à leur aide, faire ce qu’il faut faire avec les membres et pas faire avec les non-membres. (Ce qu’on fait/fait-pas peut être de les manger/pas-manger, comme avec les champignons sur l’île du naufragé, ou de les identifier et dénommer correctement [pas pour manger!], comme avec les lapins et les lièvres.)

      Les couleurs sont en effet des catégories sur un continuum, grâce au fait qu’on a des capteurs innés qui ont des piques de sensibilité à certains points sur des continua de fréquence ou de longueurs d’ondes de la lumière visible. Ça donne une dizaine de catégories de couleurs, qu’on peut identifier et dénommer, mais pas un nom avec lequel on peut identifier perceptivement chacune des innombrables fréquences visibles. On peut, par contre, dans une tâche comparative de discrimination relative, faire correspondre (approximativement) les paires de patch de couleur selon leur fréquence sans, pour autant, pouvoir identifier et dénommer chaque patch individuellement. C’est un peu comme ça pour la motricité continue, comme chez les frappes de tennis.

      Supprimer
  3. QUESTIONS À TRAITER CONCERNANT L'ÉVOLUTION DARWINIENNE ET L'ÉVOLUTION DE LA COGNITION:

    (1) Que sont les similarités et les différences entre l’apprentissage supervisé et l’évolution darwinienne?

    (2) Qu’est le lien entre (a) le « pourquoi? » du problème facile (« comment et pourquoi est-ce que les organismes ont les capacités, cognitives et végétative, qu’ils ont »?) et (b) le « pourquoi? » de l’évolution darwinienne?

    (3) C’est quoi l’importance de la différence entre l’environnement ancestral et l’environnement actuel? et de la différence entre la cause proximale et la cause distale, à propos de l'évolution dawinienne de l’appétit des enfants pour le sucre?

    (4) Comment est-ce qu’on distingue les hypothèses darwiniennes adaptatives qui sont plausibles de celles qui sont juste des comptes « comme ça » (« ‘Just-So’ stories ») farfelues?

    (5) Qu’est-ce que l’évolution baldwinienne et son lien avec la « paresse » de l’évolution darwinienne?

    (6) Comment est-ce que les explications darwiniennes de l’évolution de la peur des serpents, l’appétit pour le sucre, la sexualité, la compétitivité, etc. s’appliquent aux capacités cognitives?

    (7) Comment est-ce qu’on teste les explications darwiniennes?

    Et pour les très ambitieux :

    (8) Que sont les similarités entre l’évolution convergente et (a) la sous-détermination? (b) la nature approximative de la computation, de la catégorisation, et des définitions verbales, (c) l’équivalence forte et faible et (d) l’indépendance du logiciel du matériel?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 6 L'évolution des capacités cognitives des êtres vivants s'explique par la pression de l'environnement qui induit une sélection naturelle en faveur des individus qui sont capables de répondre aux besoins de leur situation pour assurer la survie de leur espèce. Par exemple, j'ai observé chez mes trois enfants que, pour une raison inconnue, ils ont tous refusé de manger des brocolis à un moment donné de leur développement. Cela peut s'expliquer par l'hypothèse qu'un gène acquis au cours de l'évolution a favorisé la survie des enfants qui évitaient de manger des plantes vertes potentiellement toxiques à proximité. Cependant, il est important de noter que cet exemple ne tient pas compte des aspects sociaux, culturels et de l'apprentissage, qui peuvent également influencer le comportement des individus et leur capacité à s'adapter à leur environnement de manière plus complexe que simplement par essais et erreurs.

      Supprimer
    2. Étienne, je crois que c'est encore un peu tôt de tirer des conclusions à partir du dégoût pour le brocoli de la part de tes mômes! Les goûts et les préférences en couleurs sont célèbres pour être influencés par la culture.

      Supprimer
  4. Je me lance sur une des similarités/liens entre l’apprentissage supervisé et l’évolution darwinienne (1). Darwin stipule entre autres que l’évolution est basée sur le caractère adaptatif de l’humain; une personne disposant de certains gènes exprimant des traits avantageux à la survie par rapport à une autre personne se reproduit davantage. Donc, le lien avec l’apprentissage supervisé est le suivant : Une personne dotée d’une grande capacité à apprendre par essais et erreurs et par la rétroaction corrective, donc une personne qui arrive à catégoriser facilement, ce qui s’avère un trait favorable à la survie, augmente alors ses chances de reproduction.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Jade-Émilie, dans ta ciélo tu parles de l’évolution DE la capacité humaine à l’apprentissage supervisé. Mais la question concernait les similarités et les différences ENTRE l’évolution et l’apprentissage supervisé. C’est quoi, l’une et l’autre? En quoi est-ce qu’ils se ressemblent? Et en quoi est-ce qu’ils différent?

      Et n’oublie pas que l’évolution concerne toutes les espèces biologiques, pas juste les humains. (Et beaucoup d’espèces ont évolué la capacité à l’apprentissage supervisé) Qu’est qui « supervise » dans les deux cas?

      Supprimer
    2. Pour un deuxième commentaire, je me lance sur une définition de ce que je pense être l'apprentissage supervisé :
      Une méthode d'apprentissage (automatique) ou un système est entrainé à partir de variables (données peu importe la catégorie) d'entrés connues et à appliquer des règles (algorithme) pour obtenir un résultat précis. La première différence, est que l'évolution est un processus naturel sans donnés connues pour la sélection. L'une nécessite l'intervention de l'homme et l'une se produit sans aucun contrôle sur le processus. Le modèle essai-erreur-correction permet d'évoluer, tandis que pour ce qui est du processus naturel de l'évolution, les espèces tentent de survivre pour s'adapter et se reproduire, avec le risque de s'éteindre.

      Supprimer
    3. Walid, la question concerne l'apprentissage par les humains et les animaux non humain par le moyen de essai, erreur et correction (renforcement). Un modèle pour ce processus est l'apprentissage par les réseaux neuronaux en informatique. Ni l'apprentissage par les humain ou les animaux, ni l'évolution darwinienne, ne nécessite de l'intervention. Bref, je n'ai aucunement compris ta réponse.

      Supprimer
  5. 5 Qu’est-ce que l’évolution Baldwinienne et son lien avec la ``paresse`` de l’évolution Darwinienne ?
    Ce que j’entends en tant que paresse de l’évolution Darwinienne serait la sélection passive de mutations liées au hasard ne poussant pas les organismes à transcender leurs états mais, opère simplement une sélection (Pars la survit et transmission de ces gènes de manière héréditaire) des organismes les mieux adaptés (génétiquement) à une pression environnementale donnée. En ce sens, l’effet Baldwin serait un renforcement d’une capacité d’apprentissage spécifique, apparut de manière fortuite (hasard génétique en interaction avec hasard environnemental), qui s’avère utile à la survit de l’organisme ; ce trait (capacité d’apprentissage) sera donc transmis et favorisé (renforcé) pars la sélection naturelle et l’héritage génétique qui s’ensuit. Un bon exemple de l’effet Baldwin pourrait être l’utilisation du langage par l’espèce humaine : Cette capacité ne serait pas innée puisque nous passons notre enfance à parfaire l’utilisation et le sens des mots (préposition et ancrages) , mais une prédisposition à cette capacité d’apprentissage serait hérité d’un avantage évolutionnaire de son utilisation pars l’espèce.

    RépondreSupprimer
  6. 2. Quel est le lien entre (a) le « pourquoi » du problème facile (« comment et pourquoi est-ce que les organismes ont les capacités, cognitives et végétative, qu’ils ont »?) et (b) le « pourquoi ?» de l’évolution darwinienne.
    Ma ciélo d’aujourd’hui se base sur l’article de Confer et al., 2010.
    Le problème facile des sciences cognitives est celui de savoir comment et pourquoi nous sommes capables de faire ce que nous faisons. De son côté, l’évolution darwinienne pose et tente de répondre à une question similaire : pourquoi sommes-nous qui nous sommes et faisons ce que nous faisons aujourd’hui, plus spécifiquement : pourquoi, parmi toutes les caractéristiques possibles chez l’espèce humaine, certaines ont disparues tandis que d’autres sont devenues la norme ? Le lien qui unit ces deux domaines est que les questions sont très semblables, bien que les méthodes employées pour répondre aux questions diffèrent.
    Les sciences cognitives tentent de répondre à leur version de la question en étudiant le cerveau maintenant et aujourd’hui. Les hypothèses se basent donc sur l’étude du cerveau, par exemple les neurones miroirs qui expliquent certains apprentissages par l’imitation. Or, l’évolution darwinienne étudie l’évolution, donc le avant et le maintenant afin de baser ses réponses. Par exemple, elle stipule que les femmes craignent que leur partenaire de vie développe une relation amoureuse avec une autre personne tandis que les hommes craignent la tromperie amoureuse, car historiquement, la femme avait besoin de son partenaire pour survivre côté monétaire tandis que l’homme voulait transmettre ses propres gênes à sa progéniture. Les être humains qui avaient ces craintes ont donc pu propager leur gênes de manière plus grande que les être humains qui n’en avaient pas peur. Donc, la caractéristique de redouter la tromperie émotionnelle chez les femmes et la tromperie physique chez les hommes s’est propagé parmi l’espèce humaine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marie, bonne réplique à (2) avec un exemple carrément dans le domaine « des serpents, l’appétit pour le sucre, la sexualité, la compétitivité, etc. As-tu des exemples lus cognitifs? (Questions (4) et (6).

      Et n’oublie pas la rétroingénierie. Les capacités miroirs ne sont pas expliquées par les neurones miroirs (comme Fodor dirait); c’est une corrélation sans avoir précisé un mécanisme causal.

      Alors, est-ce l’évo-psycho, avec ses explications genre serpents-sucre-sexe, peut aussi expliquer des capacités cognitives (à part de l’évolution de l’apprentissage et du langage)?

      Supprimer
  7. Ma première ciélo de cette semaine va tenter de répondre à la question : Comment est-ce que les explications darwiniennes de l’évolution de la peur des serpents, l’appétit pour le sucre, la sexualité, la compétitivité, etc. s’appliquent aux capacités cognitives? – Je crois que si on prend l’exemple de la peur des serpents, selon la sélection naturelle, les individus qui ont une peur des serpents ont une meilleure chance de survie que ceux qui n'ont pas cette peur, car les serpents peuvent être venimeux et dangereux. En ce sens, cette peur peut être considérée comme une capacité cognitive qui a évolué pour améliorer les chances de survie des individus. Si non pour la compétitivité on peut dire que les compétitions pour la nourriture et l’eau par exemple peuvent être intenses dans certains environnements et les individus qui sont plus compétitif ont un avantage sur les autres. Les capacités cognitives comme la prise de décision rapide peuvent être une adaptation évoluée pour améliorer les chances de succès dans les compétitions pour les ressources. Bref, les explications darwiniennes de l'évolution peuvent être utilisées pour comprendre l'évolution des capacités cognitives des animaux, en particulier celles qui sont liées à la survie et à la reproduction. Les comportements et les capacités cognitives peuvent être considérés comme des adaptations évoluées pour répondre aux pressions de l'environnement et de la sélection naturelle.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Taly, ma question n'était pas claire. Je ne demandais pas si les explications darwiniennes de l’évolution de la peur (humaine) des serpents, l’appétit pour le sucre, la sexualité, la compétitivité, etc. étaient des explications adaptatives (elles le sont), ni si elles sont cognitives (elles le sont). Je voulais demander si capacités cognitives qui sont loin de la peur des serpents, l’appétit pour le sucre, la sexualité, la compétitivité, etc. s’expliquaient également par l’évolution adaptative, de la même manière que l’évolution de la peur des serpents etc.

      Tu as répondu pour la rapidité de la prise de décision, et tu as probablement raison pour ça, mais c’est parce que la rapidité (et la validité) des prises de décision concernant les serpents et la rapidité (et la validité) des prises de décision concernant les investissements sur la bourse sont un peu du même ordre; la survie et la reproduction sont en jeu dans les deux cas.

      C’est sûr aussi que la capacité à apprendre et à parler ont évolué à cause de leur valeur adaptative à la survie et la reproduction : Mais est-ce que ce que nous apprenons avec notre capacité (évoluée) à apprendre, et ce que nous disons avec notre capacité (évoluée) à parler, s’expliquent toujours comme notre peur des serpents, notre appétit pour le sucre, notre sexualité, etc. et leur valeur adaptative pour la survie et la reproduction? Ou est-ce que l’apprentissage et le langage changent les règles du jeu?

      Supprimer
  8. Ma deuxième ciélo de cette semaine va maintenant tenter de répondre à la question : Qu’est-ce que l’évolution baldwinienne et son lien avec la « paresse » de l’évolution darwinienne ? – D’après ma compréhension, la théorie darwinienne croit que les traits héritables peuvent être seulement transmis par les gènes alors que la théorie baldwinienne croit que les traits acquis peuvent également être transmis à la descendance. Cette hypothèse remet en question la vision darwinienne selon laquelle l'évolution est lente et graduelle en suggérant que les organismes peuvent s'adapter rapidement à leur environnement en acquérant des traits qui peuvent être utiles. En gros, la théorie baldwinienne propose que l'adaptation peut se produire à la fois par des mécanismes génétiques et non génétiques, alors que la théorie de Darwin ne prend en compte que les mécanismes génétiques. Je crois que c’est en ce sens que l’évolution darwinienne peut être considérer comme une évolution lente et « paresseuse ».

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Taly, l'évolution de la capacité à apprendre (ainsi que de la capacité d'apprendre par imitation) est darwinienne. C'est la sélection des gènes qui produisent ces capacités.

      Et ça c'est aussi, la « paresse » de l'évolution: Ce qu'on peut apprendre il n'est pas nécessaire de le coder dans les gènes. Un animal va apprendre ceci, l'autre animal va apprendre cela; tout ça dépend de ce qu'ils rencontreront dans leurs vies. (Pense aux différentes catégories qu'on peut apprendre -- par exemple, les champignons mangeables si on est naufragé sur l'île des champignons.) Tout ça c'est darwinien (mais paresseux).

      Mais l'évolution baldwinienne c'est quand il y a des apprentissages qui sont spécialement importants et utiles -- comme le « imprinting » chez les petits canards nouveau-nés, qui suivent le premier objet mobile qu'ils voient (ce qui est de toute probabilité leur maman). Là l'évolution baldwinienne implante une forte tendance génétique (donc darwinienne) de vite apprendre à suivre ce premier objet mobile. La forme de l'objet n'est pas codée d'avant, juste la disposition à le suivre (comme la disposition à manger le sucre).

      La forte tendance (génétique) d'apprendre une langue (sans pour autant coder la langue dans les gènes au préalable) serait un autre exemple de l'évolution baldwinienne.

      Supprimer
  9. Des questions que je poserai aussi demain à l'oral car il est tard pour y répondre ici :

    Est-ce que, p114 de l'article "Evolutionary psychology Controversies" on ne contrevient pas à un principe élémentaire de la science en psycho : on ne peut pas prêter d'intention, les évènements internes sont improuvables, il me semble que constater qu'il se dégage deux façon typiques d'être jaloux en fonction du sexe ne permet de tirer aucune conclusion quant aux "raisons" de cette différence : est-ce que poser une raison n'est pas du finalisme ? Corrélation (façon d'être jaloux/sexe) n'est pas tjs causalité (voir https://tylervigen.com/spurious-correlations pour des exemples hilarants à ce sujet).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anne, corrélation n'est pas causalité, mais on peut faire des inférences, et puis les tester avec d'autres corrélations.

      Supprimer
  10. P118 de l'article "Evolutionary psychology Controversies" est abordé le "daughter guarding hypothesis" qui serait sous-tendu par 3 idées. "According to the daughter guarding hypothesis, greater parental constraint on the sexuality of daughters would have
    provided three functional benefits: (a) protecting their
    daughter’s sexual reputation, (b) preserving their daughter’s mate value, and (c) preventing their daughter from
    being sexually exploited (Perilloux et al., 2008). Using two
    separate data sources, young adults and their parents, Perilloux and her colleagues found that parents were more
    likely to control their daughter’s than their son’s mating
    decisions"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anne, des mèmes de l'époque victorienne plutôt que des gènes...

      Supprimer
  11. qu'est-ce que la "sexual reputation" ? la "daughter's mate value" ne serait-elle pas renforcée si la fille avait porté des enfants à terme par exemple ? ce qui prouverait son habileté à concevoir et enfanter ? Qu'est ce que l'exploitation sexuelle dans une perspective évolutionniste ? Je ne comprends pas du tout ce passage. Les études qui suivent ne prouvent pas l'hypothèse, elles vérifient des faits... Les garçons n'ont pas de couvre-feu ou des couvre feu plus tardifs : en quoi cela justifie l'hypothèse ? C'est simplement un paradigme du patriarcat : est-ce que l'article soutient que le sexisme est un avantage évolutif ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. (Ce n'est pas une trick question, je suis prête à entendre les arguments derrière une thèse du sexisme utile, je ne pense pas que cela invalide pour autant la nécessité d'y mettre fin)

      Supprimer
    2. Anne, tu as raison qu'avec la « sexual reputation » on est à cette frontière entre les hypothèses adaptatives plausibles et les spéculations absurdes où on cherche à traiter des produits du langage et de la culture (les « mèmes ») comme s'il s'agissait des traits codés dans les gènes. On discuteras ça lors du cours.

      Supprimer
    3. merci beaucoup, ça m'intéresse vivement

      Supprimer
  12. Cielo : (3) C’est quoi l’importance de la différence entre l’environnement ancestral et l’environnement actuel? et de la différence entre la cause proximale et la cause distale, à propos de l'évolution dawinienne de l’appétit des enfants pour le sucre?

    L’environnement ancestral explique, parmi d'autres, un phénomène psychologique : la “paternal uncertainty” : c'est à dire la jalousie d’un homme hétéro devant un indice de proximité sexuelle entre sa partenaire et un autre homme, car une telle proximité rend possible l’arrivée d’une progéniture qui ne porte pas ses gènes (et le fait de devoir s’en occuper malgré tout ?)

    L’environnement actuel rend cette préoccupation caduque : si sa partenaire prend une contraception, alors peut importe ce qu’elle fait le vendredi soir avec Rémi, cela n’affecte pas la transmission des gènes de son amant à la place de ceux de son partenaire régulier.

    Ce changement est important car il peut rendre inutile voire contreproductif un mécanisme hérité génétiquement, comme ou l’appétance pour le sucre : la cause distale du goût pour le sucre se trouve dans l’évolution : il était pertinent de rechercher des aliments gras et sucrés, qui donnait des réserves en énergie. La cause proximale est héritée : nous avons développé un gout marque pour les aliments sucrés qui présentait un avantage pour notre survie, ce gout aujourd’hui nous met en danger à cause de la facile accessibilité à de tels aliments qui rend banales les pathologies que sa surconsommation entraine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anne, oui, mais le goût pour le sucre demeure, ainsi que la carie, l'obésité, et le diabète qu'il continue à induire de nos jours, quand le sucre n'est plus rare et nécessaire. Idem pour la jalousie sexuelle (peu importe si c'est hétéro ou homo, mais peut-être toujours différent chez les hommes génotypiques XY et les femme génotypiques XX). Mais ceci n'exclut pas les effets baldwiniens, où l'expérience, l'apprentissage et le langage -- bref, les mèmes -- emportent sur les tendances génétiques. C'est les gages -- ou l'avantage -- de la paresse de l'évolution darwinienne.

      Supprimer
  13. je demandais : est-ce que le Baldwinisme ne réhabilite pas la thèse (mais pas la méthode frauduleuse !) de Lyssenko (quelle différence de fond ?), qui a pourtant été largement discrédité sur toutes les expériences qu'il a prétendu avoir menées, ou qu'il a menées et dont il a falsifié les résultats ?

    Je peux désormais répondre à ma propre question :
    Alors que l'effet Baldwin concerne la manière dont l'environnement peut influencer l'évolution, ses mécanismes sont différents du Lyssenkisme. L'effet Baldwin implique l'influence du — comportement appris — sur la constitution génétique d'une population via la sélection naturelle, tandis que l'idée de Lyssemko est que l'environnement puisse modifier directement l'ADN d'un organisme, ce qui n'est pas étayé par des preuves scientifiques.

    L'effet Baldwin propose que la capacité d'apprendre puisse influencer l’évolution d’une espèce en créant une boucle de rétroaction entre le —--- comportement d'un organisme et sa constitution génétique—--.
    1/ Un oiseau apprend à casser une graine dans un environnement nouveau.
    Une fois que le comportement appris de casser une graine offre un avantage sélectif à l'oiseau, la —- base génétique —- de ce comportement peut être soumise à la sélection naturelle :
    Les oiseaux avec des variations génétiques qui facilitent l'apprentissage et l'exécution du comportement ont une plus grande probabilité de survie et de reproduction par rapport aux autres oiseaux
    Et même si la base génétique du comportement appris peut être soumise à la sélection naturelle, Il faudra toujours aux descendants de ces oiseaux un input environnemental (d’apprentissage supervisé : des essais erreurs, un accompagnement d’un oiseau plus initié, etc).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anne, correct, si un apprentissage particulier s'avère très adaptatif, ça peu sélectionner un biais génétique en faveur de cet apprentissage. Mais l'apprentissage doit toujours se faire: ce qu'on apprend (un comportement, le tennis, une langue) -- que ce soit grâce à la chance ou à un biais baldwinien -- n'est toujours pas codé par les gènes: c'est la paresse de l'évolution darwinienne (dont les effets baldwiniens sont des conséquences).

      Mais Lysenko c'est toujours le canard que ce qui est appris devient de ce fait codé dans les gènes: Les mèmes deviennent des gènes...

      Supprimer
  14. Ma cielo de cette semaine porte sur le thème général des deux textes, la psychologie évolutionniste:

    Le déterminisme génétique part du principe que les gènes déterminent des caractéristiques phénotypiques, morphologiques et psychologiques/comportementales chez les individus. La psychologie évolutionniste ne croit pas au déterminisme et prend en compte l’influence de l'environnement et des interactions des êtres avec l'environnement comme responsables pour les changements observés à travers l'évolution des espèces. Il s’agit d’une approche intéractionniste. La plupart de nos caractéristiques sont déterminés par une multitude de facteurs qui interagissent: l’existence ou absence d’un gène particulier, l'expérience de l'individu durant sa vie et les nécessités d’adaptation qui résultent dans l’exploration des affordances présentes dans l'environnement de vie de l’individu. Les adaptations ont toujours une base génétique pour pouvoir être transmises d’une génération à la suivante. Cela concerne tant les adaptations physiques que celles d’ordre psychologique. Un exemple de l'adaptation psychologique est la peur des serpents et des grands mammifères qui ont été une menace réelle pour nos ancêtres et qui perdure chez la plupart des êtres humains aujourd’hui. Cette peur a été prouvée d'être plus intense que celle des automobiles ou celle des armes à feu, qui sont des menaces plus fortes à la vie humaine dans la société contemporaine.
    Meme si la psychologie évolutionniste a pris de l’importance dans les recherches depuis quelques années, des mystères comme l’existence de l’homossexualité et du suicide dans la société humaine nous montre ses limitations, car ce sont des caractéristiques/évènements qui ne peuvent pas etre explique sous l’angle de l’evolution car ils ils ne collaborent pas avec la continuation de l’espèce par la reproduction, comme compris dans les théories évolutionnistes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rafael,
      Quand il manque d'hypothèses plausibles et testables on invente des comptes « comme ça » (« ‘Just-So’ stories ») farfelues.

      Supprimer
    2. Rafael, dans la mesure où ni l'homosexualité - ni l'adoption du célibat sacerdotal, ni la décision de ne pas produire d'enfants, ni la décision de subir une vasectomie - n'ont de base génétique, il n'y a pas aucun besoin d'explication ultérieur (l'évolution étant plutôt paresseuse que obsessionnelle-compulsive).

      Dans la mesure où l'homosexualité a une composante génétique (et il y a preuves légères à cet effet), il pourrait s'agir d'un « écoinçon » (effet secondaire ou sous-produit) d'un autre trait de personnalité. Et bien sûr, faute de mieux, il y a plein de « comptes comme ça » pseudo-darwinienne qu'on peut inventer...

      Idem pour l'auto-mutilation et le suicide, qui, s'ils sont familiaux, pourraient être des sous-produits des pathologies, ou, sinon, ils laissent place à de nombreuses explications farfelues.

      Supprimer
  15. La psychologie évolutive est une méthode visant à l’étude et la compréhension de différents aspects ayant à traits avec la psychologie humaine. Plusieurs études ont été faites, mais il reste encore beaucoup de choses incomprises. Dans le texte « Evolutionary Psychology », on aborde la question de la marge d’erreur lors de réponse évolutive comme la peur. En effet, il y a deux biais possibles à savoir : les faux positifs où notre corps réagira à un stimulus sans qu’il y ait de réels dangers et les faux négatifs où notre corps ne réagira pas à un stimulus alors qu’il y a un danger. Il est mentionné qu’évolutivement la réaction de la peur à eux tendance a favorisé les faux positifs. Il est expliqué que d’un point de vue évolutif, les faux positifs étaient moins dangereux pour la survie de l’humain et donc ont été favorisés par la sélection naturelle. En effet, il est moins dangereux de déclencher notre réaction de peur même s’il n’y a pas de réel danger que de ne pas la déclencher alors qu’il y a un vrai danger.
    Les textes montrent plusieurs autres exemples et hypothèses en lien avec la psychologie évolutive. Il s’agit d’un domaine extrêmement pertinent pour comprendre certains traits en lien avec la psychologie humaine qui font partie de notre patrimoine maintenant. J’ai également remarqué que souvent les psychologistes de l’évolution vont avoir tendance à faire des expériences multidomaines pour augmenter la portée de celles-ci. En effet, lier la génétique à la psychologie peut apporter une autre couche de compréhension par rapport à un trait étudier.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Alex, pour le biais vers les faux positifs en craintiveté, les explications génétiques sont peut-être sur un terrain crédible (étant encore encore proche de notre environnement ancestral de serpents, araignées et prédateurs non humains). Mais tu ne crois pas que les actualités dans nos journaux quotidiens pourraient tout aussi bien inspirer ces peurs prudentiels par ouï-dire ainsi que par expérience personnelle – bref, les mèmes et le raisonnement?

      Supprimer
  16. Pour ma première ciélo de la semaine, je tenterai de répondre à : (3) C’est quoi l’importance de la différence entre l’environnement ancestral et l’environnement actuel? et de la différence entre la cause proximale et la cause distale, à propos de l'évolution dawinienne de l’appétit des enfants pour le sucre?

    Selon l’article de Confer et al. (2010), l’environnement ancestral des humains diffère assez largement de leur environnement actuel à plusieurs niveaux : entre autres, les humains interagissent moins que jamais avec leurs pairs, ne chassent et ne cueillent plus leur nourriture, et sont, en grande partie, sédentaires (autant sur le plan de la résidence que sur celui de la fréquence de l’activité physique). Ces divergences entre l’environnement ancestral et l’environnement actuel n’est pas négligeable puisque l’environnement actuel n’existe que depuis très récemment dans les quelques millions d’années d’histoire de l’humanité.
    Étant donné que les humains ont, jusqu’à présent, évolué pour répondre uniquement aux exigences de leur environnement ancestral, des mécanismes adaptatifs autrefois utiles à la survie – tels que l’appétit des jeunes enfants pour le sucre, ou, plus généralement, la tendance qu’ont les humains à préférer consommer de la nourriture hautement calorique, grasse et sucrée – sont tombés dans la désuétude presque du jour au lendemain sur l’échelle temporelle de l’évolution humaine. Cette tendance, qui serait la cause distale de l’appétit des enfants pour le sucre, serait aujourd’hui nuisible envers ceux-ci en raison de la cause proximale de ce phénomène, soit la disponibilité excessive du sucre dans leur environnement immédiat, autant en terme de teneur dans les aliments que de facilité d’accès.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Adèle, oui, on est encore sous l’influence proximale des tendances génétiques qui étaient adaptatives dans notre environnement ancestral et qui sont devenues mal adaptatives dans l’actuel. Mais on a aussi fait des gains : on peut apprendre, on peut être informé verbalement concernant les risques du sucre, du tabagisme, etc. Et on peut décider, par notre cognition, de résister nos anciennes tendances proximales périmées. (Le grand défi est l’échelle gigantesque de notre abus de l’environnement : Est-ce qu’il nous reste assez de temps pour surmonter cette tendance à exploitation débridée de « notre » environnement, ainsi que notre indifférence solipsiste, elles aussi étant l’héritage proximal de notre environnement ancestral et de nos gènes égoïstes?

      Supprimer
  17. Pour ma deuxième ciélo, je tente de faire une synthèse de ce que j'ai compris de la matière de cette semaine, dont le cours:

    Il a été mentionné que seuls les attributs présents dans le code génétique d'un organisme ont une valeur adaptative (ou anti-adaptative). Ainsi, seuls les gènes - et non les mèmes ou l'environnement, comme l'a montré le lysenkisme - peuvent déterminer l'héritabilité des attributs. Même l'effet Baldwin, selon lequel un trait acquis chez un organisme pourrait exercer une influence sur le génome de celui-ci de façon à devenir héritable, semble être difficile à démontrer (Jolivet, 2007). Logiquement, il semble donc s'ensuivre que la majorité des comportements humains ne sont pas instinctifs ou génétiquement déterminés, mais plutôt le résultat de notre propension évolutive pour l'apprentissage, dont la manifestation physique est notre structure cérébrale complexe. Il semble aussi que nous ayons une propension pour la sociabilité et l'altruisme, qui pourrait, suivant la théorie de l'évolution darwinienne, s'être développée en raison de notre intérêt à protéger notre matériel génétique afin qu'il continue de se perpétuer, notamment en se sacrifiant pour assurer la survie de notre progéniture. Ceci aurait probablement favorisé la survie du trait de l'altruisme dans le génome humain, puisque les individus qui survivaient grâce au sacrifice de l'un de leurs proches parents possédaient probablement eux-mêmes ce trait.

    Ainsi, le langage pourrait-il s'être initialement développé en tant que sous-produit de notre propension génétique à l'apprentissage et à l'altruisme, comme moyen d'étiqueter les catégories formées par l'apprentissage et de communiquer nos efforts de catégorisation aux autres?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Adèle, notre capacité et notre propension à l’apprentissage (et éventuellement le langage) ont évolué de façon darwinienne/baldwinienne selon leur valeur adaptative pour la survie et la reproduction. D’autant que notre reproduction dépend de la survie de nos gènes dans notre progéniture, ça favorisait des tendances altruistes envers notre progéniture et nos proches (mais plutôt une tendance à les soigner et à se sacrifier soi-même, pas à sacrifier un de nos enfants pour un autre comme tu as décrit! – bien que ça se fait aussi, surtout chez les oiseaux et les autres espèces pondeuses).

      Mais la raison pour laquelle ça pourrait mener vers un altruisme plus général – pour les autres humains et même pour les autres espèces – serait peut-être le fait qu’on n’a pas de capteurs perceptifs pour la parenté. On n’a que les indices indirects comme la proximité ainsi que les attributs physiques des jeunes mammifères, qui sont très similaires sur un très large éventail d'espèces (comme nous le savons tous maintenant de youtube : un peut canard peut éliciter l’affection maternelle d’une chatte!)

      Pourquoi est-ce qu’on n’a pas de capteurs innés de parenté?

      Supprimer
  18. Jolivet, P. (2007). Le principe de Baldwin ou l’effet Baldwin en biologie: une bonne explication ou une échappatoire des darwinistes

    Personnellement, je ne vois pas en quoi le principe de Baldwin serait autre qu'une possible explication de la théorie darwinienne. Des modifications structurelles suivront chaque apprentissage qui raccourcit ou optimise le chemin de l’évolution de n’importe quelle espèce (lien avec la paresse de l’évolution), en fonction de l’environnement, sans pour autant menacer sa survie.
    Il me semble qu’il s’agit d’une prédisposition à être hérité en fonction de la stabilité et la constantabilité de leur causalité, c.àd. l’environnement qui les a provoquées.
    Selon moi, Baldwin évoque une possibilité de développement plus rapide que la théorie classique. Cependant, elle ne la ni réfute ni contredit, cal il s’agit d’un mécanisme concret (et probablement d’un de plusieurs autres non encore révélés) de réalisation de la prémisse évolutive des espèces, qui se pourrait se réaliser en renforçant «la base génétique d’un variant du phénotype », mais qui se réalisera en condition que ce qui l’ait provoqué et continue à influencer son existence.
    Donc, pour moi, l’effet de Baldwin est un zoom d’un possible mécanisme spécifique de réalisation de la théorie évolutionniste.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Diana, les exemples que traite Jolivet sont rare et plutôt végétatif que cognitif. L’évolution n’est pas seulement paresseuse, mais opportuniste. Le fait que notre espèce a découvert qu’on pouvait consommer le lait des vaches était adaptatif pour notre espèce (à cette époque – plus maintenant : aujourd’hui c’est juste une habitude gastronomique) et très, très mal adaptatif pour les vaches (et de plus en plus mal pour elles, jusqu’à nos jours, où, avec l’élevage industriel c’est monstrueusement cruel).

      À l’époque où la consommation du lait de vache a commencé, ce n’est que les jeunes enfants qui pouvait le boire, car après un certain âge les enfants humains (comme les enfants de beaucoup d’espèces mammifères) perdent leur capacité de digérer le lait. C’est parce que les mamans humaines n’allaitent plus lorsque leur enfant doit être sevré du lait pour manger la nourriture solide.

      Mais l’évolution est opportuniste. La libre disponibilité du lait de vache aux humains a déclenché de l’évolution (darwinienne) à cause de l’avantage adaptatif pour ceux qui, par hasard, avait la capacité génétique de digérer le lait à un âge de plus en plus élevé. Cette évolution n’est pas complète, car certains peuples asiatiques qui ne faisaient pas l’élevage de vaches à lait ont toujours des problèmes à digérer le lait en âge adulte.

      Mais c’est un peu comme ça que les modifications génétiques peuvent être induites par un changement de comportement humains. Pas du tout un effet structural direct sur les gènes : c’est le jeu habituel de variations et leurs conséquences adaptatives.

      Supprimer
  19. En somme, la théorie de Darwin concernant l'évolution ou la sélection naturelle est plutôt passive quant au sélection des mutations aléatoires dans une population donnée mais elle ne tiens pas compte de l'impact d'autres facteurs. Si l'on pense à la théorie de l'évolution baldwinienne, celle ci implique des aspects fondamentaux tels que l'apprentissage individuel d'une capacité de survie ou autre. Cette compétence ou cette capacité qui est acquise par apprentissage individuel peut être hérité lorsqu'elle permet une adaptation. Le terme "paresse" renvoi à la lenteur du processus darwinien (sélection de gène ) qui démontre que l'environnement (la pression de leur interaction) permet au espèces d'acquérir ces capacités sans nul besoin de codifier les informations dans leurs gènes. Le premier exemple est l'utilisation ou l'apprentissage de la langue comme on a pu le voir avec l'apprentissage des symboles et leurs ancrages mais aussi à travers l'utilisation du langage par nos semblables, comme l'exemple des petits canards qui suivent le premier objet mobile qu'ils apercoivent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Walid, bon résumé. Comment est-ce que les gestes, devenus progressivement arbitraires, conservent-ils leurs liens avec l’objet qu’ils imitent?

      Supprimer
  20. Je ferai ma ciélo par rapport au texte intitulé Les fondements de l`évolution biologique (en bref). Mon résumé est le suivant: on peut observer au sein des espèces des propriétés comme la variabilité, la sélectionnabilité et la capacité au surpleuplement. Une espèce n`est pas stable dans le temps puisqu`elle peut avoir quelque peu changé en raison des variants momentanément avantagées et les conditions physico-chimiques du milieu mais aussi de la sélection naturelle. De plus l`avenir d`une espèce repose dans le maintien des variants alternatifs par une source continue de variations. Il est à noter que le monde vivant tel que nous le voyons est dans un état d`équilibre face aux différentes contraintes qui interagissent en permanence entre elles et les différentes contraintes qui agissent en permanence sur lui. Les structures qui varient sont sujettent à des changements qui peuvent alterner leur fonctionnement ce qui implique en fait que les structures avec un faible fonctionnement ont tendance à disparaitre. L`optimalisation des fonctions des structures malgré le changement est caractérisé par le conditionnement de leur survie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Lise, bon résumé de l'evolution darwinienne en général. Pour l'évolution des trait cognitifs:

      Que veut dire que « l'évolution est paresseuse »
      L'évolution baldwinienne?
      Le milieu ancestral?
      La cause proximale?
      Pourquoi les enfants aiment-ils le sucre?
      Qu'est-ce qu'un gène « tricheur »?
      Comment la paonne femelle est-elle protégé des gènes tricheurs dans sa préférence pour les mâles avec d'immenses plumes de queue colorées symétriques?

      Pour ça il faut revoir le cours et lire mes autres répliques.

      Supprimer
    2. - Que veut dire "l'évolution est paresseuse"?

      On dit que l'évolution est paresseuse pour deux raisons :

      1) Elle est passive, ce par quoi on entend qu'elle n'est pas à l'origine des variations ou mutations génétiques favorisant la survie et la reproduction : elle se contente d'opérer une sélection. C'est tout bonnement un filtre, ni plus ni moins.

      2) L'évolution est également dite paresseuse parce qu'elle n'encodera pas les apprentissages dans les gênes, même si ceux-ci favorisent la survie et/ou la reproduction.

      - Qu'est-ce que l'évolution baldwinienne?

      L'évolution baldwinienne se produit lorsque des caractéristiques acquises sous la pression de l'environnement deviennent génétiques et conséquemment transmissibles. La capacité de nombreux humains, mais pas tous, à digérer le lait de certaines espèces bovines parce qu'il ont domestiqué les vaches il y a longtemps en est un exemple.

      - Qu'est-ce que le milieu ancestral?

      C'est le milieu dans lequel une ou plusieurs mutation(s) donnée(s) se seraient produites et auraient été sélectionnées à un moment (souvent lointain) dans le passé. C'est un terme général : le milieu ancestral n'est pas le même selon les espèces et les mutations.

      - Qu'est-ce que la cause proximale?

      "Proximal" est étymologiquement proche de "proximité". La cause proximale est la cause immédiate d'un comportement et dérive d'une cause distale (distante). Par exemple, la quête de plaisir sexuel est une cause proximale de la recherche de partenaires sexuels : on recherche consciemment l'activité sexuelle parce qu'elle est agréable. Cette cause proximale est toutefois le produit d'une cause distale : évolutivement, il est plausible que les individus qui ne trouvaient pas l'acte sexuel plaisant ne se soient pas reproduits et que leurs gênes ne soient pas parvenus jusqu'à nous.

      L'appétit pour le sucre en est un autre exemple : la cause proximale de la dent sucrée est que nous trouvons agréable de manger du sucre, la cause distale est qu'à une époque il était important de se doter de réserves d'énergies en consommant des aliments gras et sucrés. La cause distale d'impératif de survie n'est plus présente mais la cause proximale du désir de sucre demeure.

      Supprimer
    3. Jules, la paresse évolutive est beaucoup plus nuancée que de dire « qu'elle n'encodera pas les apprentissages dans les gênes, même si ceux-ci favorisent la survie et/ou la reproduction ».

      C’est plutôt que ça favorise plus la survie et/ou la reproduction d’encoder dans les gènes la capacité à apprendre les comportements que d’encoder les comportements.
      L’évolution baldwinienne n’est pas le codage génétique des traits acquis. Si ceux qui ont la capacité génétique de mieux digérer le lait après l’âge de sevrage survivent/reproduisent plus que ceux qui ne l’ont pas (ou moins) cette capacité génétique répandra dans la population. Bref, l’évolution baldwinienne est de l’évolution darwinienne dans les cas particuliers où le changement environnemental qui confère l’avantage adaptatif provient en partie d’un changement comportemental appris. Un autre exemple de l’évolution baldwinienne est lorsque on évolue une disposition génétique qui favorise certains apprentissages prévisibles, comme l’empreint chez les petits canards, et la motivation à apprendre le langage chez les poupons humains.

      Pour le reste, tes réponses sont correctes.

      Supprimer
  21. Mon ciélo portera sur « Les fondements de l’évolution biologique en bref ».

    J’aimerais tenter de répondre à la question posée après l’affirmation du deuxième constat : « Est-ce que la variabilité naturelle est sujette à sélection dans la nature ? Cette question revient à se demander quel pourrait être l’agent qui produirait cette sélection. »

    Alors, je crois qu’effectivement la variabilité naturelle est sujette à sélection dans la nature. Les agents qui produiraient cette sélection serait précisément ceux dont il est question dans les constats 4 et 5. Par exemple, il est dit dans le constat 4 que les espèces exercent des contraintes sur les autres, notamment par la prédation. Ainsi, une espèce qui aurait un variant lui permettant d’échapper à la prédation pourrait se reproduire davantage et perpétuer davantage ce variant. Dans cet exemple, l’agent qui produirait cette sélection serait l’espèce prédatrice. Un autre exemple concernerait, selon le constat 5, les optimums physiques et chimiques. Selon ce constat, une espèce chez laquelle on observerait en grande proportion un variant lui permettant de mieux vivre dans un environnement avec peu de rayonnement solaire et qui habiterait effectivement un environnement avec peu de rayonnement solaire pourrait se reproduire davantage et perpétuer davantage ce variant. Dans ce cas-ci, l’agent qui produirait la sélection serait le rayonnement solaire.

    RépondreSupprimer
  22. Je vais répondre à 4) (et partiellement à 7) puisque les autres questions ont déjà été traitées.

    (4) Comment est-ce qu’on distingue les hypothèses darwiniennes adaptatives qui sont plausibles de celles qui sont juste des comptes « comme ça » (« ‘Just-So’ stories ») farfelues?

    De la même façon qu’on distingue les hypothèses scientifiques des hypothèses non-scientifiques : on évalue empiriquement leur falsifiabilité. D’abord, on formule une hypothèse testable, c’est-à-dire une hypothèse qui permet de faire des prédictions vérifiables dans le cadre d’une expérience. Ensuite, on conçoit une expérience qui sera en mesure d’évaluer si les prédictions que nous avons faites se réaliseront.

    Si nos prédictions ne se réalisent pas, on considèrera que l’hypothèse est non-fondée; ou, du moins, que l’expérience suggère qu’il est improbable qu’elle le soit. Les scientifiques font parfois de nombreuses expériences infructueuses avant de consentir à abandonner ou à modifier leurs hypothèses.
    Si nos prédictions se réalisent, on considère plus probable que l’hypothèse puisse être vraie. Si l’hypothèse produit des prédictions risquées s’avérant vraies à répétition, elle finira par être acceptée comme « vérité » scientifique. Plus l’hypothèse a un pouvoir explicatif large et plus ses prédictions vérifiées étaient risqués, plus on lui accordera de crédibilité.

    Les théories évolutives Just So sont généralement post hoc : on constate un fait et on lui trouve une explication sur mesure, dans ce cas-ci, l’évolution, qui a le dos très large. Si elles ne sont pas falsifiables, elles ne sont pas non plus testables et n’ont par conséquent pas beaucoup de valeur scientifique. Ça peut être amusant de réfléchir à des théories évolutives pour le plaisir, mais il ne faut pas les voir comme un cadre d’analyse fiable.

    RépondreSupprimer
  23. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  24. Pour ce ciélo j’aimerais revenir sur un des point principaux du cours dernier que je ne suis malheureusement pas sûre d’avoir saisi. En revenant sur mes notes le terme “apprentissage supervisé” revient à de nombreuses reprises sans pour autant que je l’ai défini, surement parce que je pensais l’avoir compris durant le cours ou alors j’ai manqué une information. Dans l’ouvrage, Harnad, S. (2017) To Cognize is to Categorize: Cognition is Categorization, in Lefebvre, C. and Cohen, H., Eds. Handbook of Categorization. Elsevier. et dans les cielos celui-ci a beaucoup été abordé aussi, je les ai lu pour essayer d’en comprendre davantage. J'y ai compris les implications et ce à quoi cela servait mais pas ce que c'était. Dans le contexte de la catégorisation, j’ai compris que l’apprentissage supervisé permettait de savoir quel attribut était pertinent ou ne l’était pas. J’ai fait quelques recherches sur le sujet et j’y ai compris que c’était une méthode d’apprentissage en intelligence automatique ou bien en “Machine Learning” qui consistait à fournir de nombreux exemples pour ainsi créer des catégories de choses. Je ne me souviens pas que vous ayez expliqué concrètement en quoi cela consistait, pourriez vous me confirmer que c’est cela ou alors me diriger vers une ressource pertinente? D’ailleurs dans le cours nous disions que pour la catégorisation on avait besoin d’exemples négatifs car cela permet de savoir ce qui distingue une catégorie donnée d’une autre. Est ce que l'apprentissage supervisé fournit des exemples négatifs?

    RépondreSupprimer
  25. Dans ce ciélo, j’aimerais évoquer un questionnement que j’ai et qui a été suscité par ma lecture de « Les fondements de l’évolution biologique en bref ». D’abord, je crois qu’il serait pertinent de commencer par expliquer ce que je comprends. Ainsi, je crois bien comprendre comment l’assurance de la survie d’une espèce pourrait être menacée par l’hégémonie d’un variant et pourquoi il est nécessaire qu’une grande diversité de variants soient présente chez une même espèce : si des changements dans l’environnement habité par l’espèce en question se produisent (par exemple, des changements climatiques, l’arrivée de nouveaux prédateurs, une diminution de la nourriture disponible, etc.), les variants qui permettaient de mieux survivre et de mieux se reproduire dans les anciennes conditions deviennent désuets voire même nuisibles et ce sont les individus qui possèdent des variants mieux adaptés aux nouvelles conditions environnementales qui seront à mieux d’assurer la survie de l’espèce. Cependant, je ne comprends pas le passage suivant : « la source de variation est indépendante du milieu et, au bout d’un certain temps, de nouveaux variants pour le même trait apparaissent à nouveau ». Si la source de variation est indépendante du milieu, est-elle dépendante de quelque chose ? Si oui, de quoi ? J’ai de la difficulté à m’imaginer un principe qui régulerait l’émergence de nouveaux variants qui ne soit pas environnemental, voire à quoi pourrait ressembler un tel principe tout court. Quel est le principe sous-jacent à l’émergence et à la prolifération de variants chez une espèce qui ne lui sont pourtant pas utiles dans ses conditions de vie actuelles (bien que je comprenne la nécessité de ce phénomène pour la survie de l’espèce) ?

    RépondreSupprimer
  26. Voici ce qui me semble important à retenir de l’effet Baldwin
    Selon la théorie de J. Mark Baldwin, des fonctions aléatoires peuvent être standardisées parmi les capacités innées à cause d’une utilisation constante des dites fonctions par un groupe d’individus.
    Ceci implique également en contrepartie qu’advenant une sous-utilisation généralisée de certaines fonctions, ces dernières pourraient être abandonnées lors du parcours évolutif de l’espèce.
    Est-ce qu’une telle chose pourrait laisser sous-entendre que par le partage d’habitudes comportementales entre individus, de nouvelles fonctions innées pourraient émerger pour faciliter et favoriser l’adoption de certains comportements redondants d’une génération à l’autre; fonctions comme les règles de la GU par exemple ?
    Cette théorie de J. Mark Baldwin me semble être un élément fondamental de la psychologie évolutive.

    RépondreSupprimer
  27. Pour ma première ciélo, je me lance sur la question (1) : Que sont les similarités et les différences entre l’apprentissage supervisé et l’évolution darwinienne?

    L’apprentissage supervisé et l’évolution darwinienne correspondent tous les deux à des processus ayant pour objectif d’optimiser d’une certaine façon les capacités des espèces biologiques dans le but d’obtenir les traits plus avantageux, pour une question de reproduction et de survie par exemple, dans le cas de l’évolution darwinienne. Malgré cette similarité au plan de l’optimisation des traits, ces processus présentent tout de même des différences.

    D’une part l’apprentissage supervisé est notamment caractérisé par la rétroaction corrective ; il s’agit d’un apprentissage par le moyen essais, erreurs et corrections (renforcements). On peut illustrer ce processus d’apprentissage grâce au modèle d’apprentissage par les réseaux neuronaux en informatique. Notre capacité ainsi que notre tendance naturelle à l’apprentissage (supervisé) ont également su évoluer de façon darwinienne/balwinienne selon leurs valeurs adaptatives pour la survie et pour la reproduction.

    D’autre part, l’évolution darwinienne, qui se veut lente et graduelle, correspond au principe de sélection naturelle et donc à la transmission génétique des traits avantageux des espèce biologiques à leur descendance. Selon cette théorie, les organismes s’adaptent à leur environnement en acquérant des traits avantageux qui optimisent leurs chances de survie et de reproduction dans ce même environnement, pour ensuite les transmettre génétiquement.

    RépondreSupprimer
  28. Pour ma deuxième ciélo je tenterai de répondre à la question numéro (5) : Qu’est-ce que l’évolution baldwinienne et son lien avec la « paresse » de l’évolution darwinienne?

    La théorie baldwinienne vient apporter une nuance à la théorie d’évolution darwinienne. En effet, la théorie darwinienne stipule que seulement les traits héritables des espèces biologiques peuvent être transmis génétiquement à leur descendance. Toutefois, l’évolution baldwinienne pose l’hypothèse comme quoi les traits acquis pourraient également être transmis génétiquement, particulièrement dans le cas des apprentissages importants et utiles à la survie (pensons notamment à la forte tendance génétique à apprendre une langue) ; ce qui remet en cause l’aspect lent et graduel de l’évolution darwinienne. L’effet Baldwin veut que la transmission des acquis corresponde à de l’évolution darwinienne seulement dans des cas particuliers lorsqu’il s’agit d’un trait acquis adaptatif dû à l’adaptation à l’environnement des espèces biologiques (elles se seraient s’adaptées rapidement à leur environnement en faisant l’acquisition de traits avantageux pour leur survie et ainsi exceptionnellement les transmettre à leur descendance dans l’optique d’une meilleure chance de survie et de reproduction). Ultimement, selon l’évolution darwinienne, ce qui peut s’apprendre n’est pas codé dans nos gènes, puisque ce n’est pas nécessaire, d’où la notion de « paresse » qu’on attribue à cette théorie. L’effet Baldwin irait au-delà de cette « paresse » de l’évolution darwinienne, qui renvoie également à la passivité et à la lenteur du processus de sélection des gènes, dans certains cas particuliers selon leur valeur adaptative des traits pour la survie et la reproduction.

    RépondreSupprimer
  29. 7- Voici un court résumé du texte Guide critique de l'évolution, dirigé par Guillaume Lecointre, paru chez Belin en 2009 pour les gens qui aurait besoin d’un cours rappel du texte pour l’examen.
    Lecointre établit dans ce guide les cinq principaux constats de l’évolution biologique. Premièrement, Lecointre nous rappelle que la théorie de l’évolution a été mainte et mainte fois prouvée par plusieurs industries qui utilisent les principes de bases de la théorie évolutive de la nature.
    1er constat : il existe une capacité naturelle de variabilité chez les espèces, c’est-à-dire une source de différences physiques potentielles pour chaque espèce.
    2e constat : Chaque espèce possède une capacité de sélectionnabilité ou les variations sont héritables.
    3e constat : La reproduction nécessite des ressources qui sont, par définition, finies. Ainsi, toute espèce possède une capacité naturelle de surpeuplement qui peut entrainer un dépeuplement par la dégradation du milieu naturel de l’espèce.
    4e constat : il existe donc un équilibre naturel, une homéostasie entre la nature (ressources) et l’espèce.
    5e constat : Certaines modalités physiques (météo, température) et chimiques ont le rôle d’agents sélectifs en modifiant les impératifs biologiques des espèces.

    RépondreSupprimer

PLAN DE COURS

  ISC1000-20, hiver 2023:  Catégorisation, communication et conscience Heure:  mardi 18h00-21:00 Salle du cours: R-M140 Enseignant:  Stevan ...